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vendredi 11 avril 2008

Gémeaux, polar de Maud Tabachnik, 1998

Deux jumeaux, les frères Hunter, baraqués et ultra-violants croisent la route de Genosi un mafieux français.
Ces trois serial-killers en cavale vont s'associer pour un coup qui leur fera gagner le pactole.
L'ignominie les laissant insensibles, ils kidnappent de jeunes enfants pour les vendre à des huiles qui s'en amuseront jusqu'à que mort s'en suive.
Pour les arrêter, Sam Goodman et Sandra Khan s'unissent. Le flic n'est pas le bienvenu dans cette enquête et la journaliste sombre depuis des mois.
Ils mettront toute leur énergie pour stopper le projet atroce.
Mais le mal rode toujours dans les coins d'ombre...

Je poursuis ma plongée dans le monde des tueurs en série.
Ils me semblent qu'ils ont en commun une enfance traumatisante qu'ils n'arrivent pas à dépasser une fois adulte.
Qu'ils soient assaillit par la schizophrénie, pervers ou encore insensible à la douleur qu'ils engendrent, je crois que ces personnes ne pourront jamais changer.

mardi 25 mars 2008

Un tueur sur la route, polar de James Ellroy, 1989

Dans ce roman de commande, Ellroy nous livre une autobiographie fictive d’un tueur en série, Martin Michael Plunkett.


En se glissant dans la tête du serial killer, on découvre l’humanité au creux de la monstruosité. La psychose qui se construit autour des traumatismes de l’enfance et de l’insertion sociale manquée. Les hallucinations et délires récurrents qui amènent Plunket à tuer.
L’effroi nous saisit devant son plaisir d'assassiner, son absence de scrupules et son talent à brouiller les pistes.

Des coupures de presse rapportant ses meurtres s’opposent au récit subjectif du criminel.

On voit aussi le FBI s’organiser face à l’émergence de ces tueurs multirécidivistes.

L’auteur a gagné son pari avec cette approche risquée : se mettre dans la peau d’un serial killer.
Il propose une vision intéressante de ces monstres et contribue à les démystifier.

J’ai tenté de m’attaquer ensuite à la série d’Ellroy sur Los Angeles («Le dahlia noir », « L.A. Confidential »…).
Impossible d’y rentrer. Ce sont des romans où le style est intéressant mais fastidieux à lire.